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349 cartes de fidélité, zéro carton perdu

26 juillet 2026 · IAcouba

Un vendredi après-midi ordinaire, rue Beaubien. Quelqu'un commande son café habituel, paie, puis pose la main une seconde de plus sur le comptoir — pas pour rendre la monnaie, pour appuyer sur un petit bouton. Une lampe s'allume, danse une seconde, s'éteint. Personne ne sort son téléphone. Personne ne cherche un bout de carton au fond d'un sac. La personne repart avec son café et une visite de plus sur sa carte, et tout le monde retourne à ce qu'il faisait avant que la porte se referme.

Ça, c'est la fidélité en marche à La Brassée, le café-salle de spectacle que Cédric — l'un des deux fondateurs d'IAcouba — tient rue Beaubien, à Montréal. Pas une maquette qu'on garde pour les démos. Au 24 juillet 2026, le compteur affichait 349 cartes en service.

Une lampe qui danse, pas un code à retenir

Le geste tient dans une main. Un bouton au comptoir, appuyé une fois par visite, et la carte du client se met à jour toute seule. La petite danse de la lampe n'est pas décorative : c'est la confirmation, visible en une seconde, que la visite a bien été comptée — sans que personne n'ait à transcrire un chiffre sur un carnet ou à croire quelqu'un sur parole. Le client, lui, n'a rien à sortir : sa carte vit sur son téléphone, ajoutée une fois pour toutes, et elle avance sans qu'il ait à l'ouvrir ni même à y penser.

Zéro courriel, zéro compte, zéro donnée à protéger

Aucune inscription, aucun courriel demandé, aucun mot de passe à retenir pour personne. La carte ne sait rien du client — ni son nom, ni son numéro, ni son adresse. Elle sait seulement combien de fois il est passé. C'est une différence qui compte plus qu'elle en a l'air : rien à faire fuiter, rien à déclarer, rien à supprimer sur demande. On a bâti le système pour qu'il n'y ait tout simplement rien à protéger — la façon la plus sûre de gérer une donnée personnelle reste encore de ne pas la collecter.

349, un vendredi de juillet — pas un chiffre choisi pour convaincre

Ce compteur-là n'a rien d'une statistique préparée pour un argumentaire. C'est juste ce qu'affichait le système le 24 juillet 2026, un jour comme un autre, pendant qu'on écrivait ces lignes. La carte de fidélité fait partie d'un chantier plus large — une dizaine d'applications bâties en deux mois, qui tournent depuis à La Brassée jour après jour. Elle n'est pas la plus impressionnante du lot. C'est probablement pour ça qu'elle est la meilleure preuve : personne ne la remarque tant qu'elle fonctionne, et elle fonctionne depuis assez longtemps pour accumuler 349 cartes sans qu'on ait eu à pousser qui que ce soit à s'inscrire.

Ce qu'une lampe qui danse ne prouve pas à elle seule

Un bouton et une lampe, ça ne prouve rien en soi — n'importe qui peut filmer une démo impressionnante une seule fois. Ce que 349 cartes prouvent, c'est autre chose : que le système a survécu à des centaines de mardis, de vendredis soir et de matins pressés, sans qu'on ait eu besoin d'y retourner à chaque fois qu'il pleuvait des clients. C'est toute la thèse d'IAcouba tenue dans un seul bouton : on ne te montre pas ce qu'on pense pouvoir construire, on te montre ce qui tourne déjà, aujourd'hui, sous nos yeux.

On ne peut pas te promettre 349 cartes sur ton comptoir dans deux mois. On peut juste te montrer, café en main, comment celle-là a été bâtie.

On en jase autour d'un café ☕

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