Un vendredi soir de rush, à La Brassée, le tiroir-caisse ne balance pas. Avant, ça voulait dire sortir la calculatrice à minuit et recompter deux fois pour être sûr. Ce soir-là, le comptage est guidé, vérifié, archivé en quelques minutes — et tout le monde rentre se coucher.
C'est ce genre de moment-là qu'on voulait raconter. Pas une démo. Un vrai café.
Le café qui a servi de banc d'essai
L'un de nous deux, Cédric, tient un café-buvette de quartier rue Beaubien à Montréal : 200 cafés servis chaque jour sur une seule machine, cinq soirs de spectacle par semaine à l'année longue. Un seul propriétaire qui tenait tout à bout de bras — la caisse à la main, les quantités devinées au pif, chaque concert annoncé plateforme par plateforme, un soir de copier-coller à la fois.
Avant de fonder IAcouba, on a pris ce café-là et on l'a automatisé pour vrai. Pas une tâche isolée pour la photo — le paquet, testé sur le vrai plancher, un vrai vendredi soir de rush à la fois.
Deux mois, pas six
En deux mois, La Brassée s'est retrouvée avec plus de dix applications en service, plus de vingt-cinq automatisations qui roulent chaque jour, et un système qui ne dort jamais. On a bâti ça un morceau à la fois — jamais tout d'un coup, jamais une pièce qu'on n'avait pas encore vue tenir un vendredi soir.
Sous le capot, dix agents IA se partagent les tâches — un pour la coordination et les finances, un pour la création et les communications, un pour la forge technique, un qui tient la mémoire du commerce, et six autres pour la caisse, le menu, l'horaire, l'inventaire, la paie et la comptabilité. Une machine à part gère la réparation quand quelque chose casse. Le détail complet vit sur /realisations — la version courte, c'est que ça tourne, tout seul, depuis un bon moment.
L'avant et le maintenant, côte à côte
Le comptage à minuit, calculatrice en main, est devenu un comptage guidé et archivé en minutes. L'horaire au tableau et les échanges de dernière minute par texto tiennent maintenant dans la poche de chacun — un échange se règle en deux touches. Les quantités qu'on devinait au pif se calculent chaque soir à partir des vraies ventes de la journée : l'appli propose combien sortir du congélateur pour le lendemain, et la personne sur place tranche.
La fidélité est passée du carton qu'on perdait à une carte électronique — 349 en service au 24 juillet — qui se met à jour toute seule à un bouton du comptoir. Et l'annonce d'un concert, qui prenait une soirée de copier-coller plateforme par plateforme, se remplit une fois et part sur quatorze d'un coup.
Rien de ça n'a changé le café du jour au lendemain. Ça s'est bâti pièce par pièce, testé chaque fois sur un vrai service, pas sur une feuille Excel.
Pourquoi on te raconte ça
La plupart des agences d'IA te vendent quelque chose qu'elles n'ont jamais fait rouler elles-mêmes. On a fait l'inverse, et c'est toute la différence : on l'a essuyé sur notre propre plancher avant de le proposer à qui que ce soit.
Ça veut dire que quand on arrive chez toi, on n'improvise pas. Chaque nid-de-poule qu'on va boucher chez toi, on est déjà tombé dedans chez nous. On sait où ça casse un vendredi soir de rush, parce qu'on était derrière le comptoir quand c'est arrivé.
C'est pour ça qu'on commence toujours petit — la première tâche qu'on choisit ensemble n'est jamais la plus impressionnante, c'est la plus sûre. Et quand le vrai problème, c'est que ta caisse, ton horaire et ta boîte courriel ne se parlent pas entre eux, c'est exactement ce qu'on a réglé en premier à La Brassée.
On n'a pas de cas d'un client anonyme dans une industrie qu'on ne connaît pas. On a notre propre café, un vrai vendredi soir, et un système qui a tenu.