Vingt minutes dans le café, la vraie question sort enfin — pas celle du début, poliment formulée, mais celle qui compte avant de dire oui à quoi que ce soit : « OK, mais dans combien de temps je vois de quoi de différent chez moi ? »
La réponse honnête tient pas en une date fixe. Elle tient en trois étapes qu'on peut chiffrer assez précisément, et une liste de ce qui les fait bouger. Voici les deux.
La première date, c'est celle du café
Ça, c'est simple : une heure, quand ça t'adonne, gratuit et sans engagement. Rien ne s'enclenche avant. Pas de compteur qui tourne, pas de facture qui commence, pas de mandat signé d'avance — les quatre étapes concrètes de ce qui suit sont détaillées ici. Ce qu'on en ressort, c'est une tâche — une seule — assez plate et assez isolée pour qu'un pépin ne réveille personne.
Le cadrage : ça se joue autant de ton bord que du nôtre
Entre le café et le premier vrai coup de clavier, il y a un aller-retour normal : confirmer ce que la tâche touche exactement, ce qu'elle ne touche pas, où sont tes vraies données. C'est là que ça se joue si tu réponds vite à un courriel ou si tu prends dix jours — cette partie-là dépend autant de toi que de nous. Une tâche cadrée du premier coup part plus vite qu'une tâche qu'on redéfinit trois fois.
La construction : des semaines, pas six mois
Voici le vrai point d'appui, pas une estimation en l'air : La Brassée, le café de Cédric, s'est retrouvée avec plus de dix applications en service, plus de vingt-cinq automatisations quotidiennes et dix agents IA — le paquet au complet — bâti en deux mois. Deux mois, pour tout un commerce, un morceau à la fois : la caisse, puis l'horaire, puis l'inventaire.
Un projet ciblé — la tâche unique choisie au café, pas dix applications — c'est une fraction de ça. On parle de semaines, pas de mois. La première version tourne en test avant que tu l'utilises pour vrai sur ton plancher ; une fois qu'elle tient un vrai service sans accrocher, elle passe en production. C'est cette bascule-là, pas un affichage marketing, qui compte comme « ça roule ».
Ce qui fait bouger la date, dans les deux sens
Trois choses allongent presque toujours la ligne du temps, et aucune des trois n'est un secret qu'on te cache.
Les exceptions. Le cas facile s'automatise vite. C'est la commande qui arrive dans un format bizarre, le client qui ne rentre dans aucune case prévue, qui prend le vrai temps — parce qu'il faut d'abord voir le cas se produire pour savoir comment le traiter.
Les allers-retours. Un go qui traîne trois jours, une question restée sans réponse un week-end : ça ne compte pas contre nous, ça compte dans le total. Plus les réponses viennent vite, plus la ligne raccourcit — dans les deux sens.
Un système tiers récalcitrant. Certains outils que t'utilises déjà n'ont pas d'accès propre, n'exportent rien de lisible, ou mettent une éternité à répondre à une demande d'accès. Quand c'est le cas, on te le dit dès le départ, avant de promettre une date qu'on ne tiendra pas.
Ce qu'on ne fera jamais
On ne te donnera pas une date ferme le jour du café — personne d'honnête ne le peut avant d'avoir vu la tâche de proche. Ce qu'on te donne, c'est l'ordre de grandeur juste : des semaines pour un projet ciblé, pas des mois, avec les trois choses ci-dessus qui expliquent pourquoi ça varie d'un commerce à l'autre. Et si un de nos trois points bloque chez toi, tu le sauras avant de t'engager, pas en cours de route.